Après le braquage en plein jour à Victoire, Me Yves Mwekassa appelle à une réforme profonde des services de sécurité
Kinshasa, le 16 octobre 2025 — Le braquage spectaculaire survenu en plein jour dans le quartier animé de Victoire continue de susciter l’indignation et la peur au sein de la population kinoise. En réaction à cet énième épisode d’insécurité urbaine, Me Yves Mwekassa, président du parti KIMIA, a lancé un appel solennel à une réforme en profondeur des services de sécurité en République Démocratique du Congo.
Selon Me Mwekassa, cet acte criminel, survenu à proximité de commerces et de stations très fréquentées, illustre les défaillances du dispositif sécuritaire actuel. « Il est impensable qu’en plein centre de Kinshasa, capitale d’un grand pays, des individus lourdement armés puissent opérer », a-t-il déploré.
Pour l’homme d’Etat congolais, la situation ne relève pas seulement d’un problème de moyens, mais de l’inadaptation du système sécuritaire actuellement en vigueur aux problèmes d’une mégapole comme kinshasa. Il plaide pour une restructuration des unités de police et une meilleure formation des agents, tant sur le plan technique qu’éthique.

« La sécurité publique doit redevenir une priorité nationale. Nous devons réformer nos institutions sécuritaires, assainir la chaîne de commandement et redonner confiance aux citoyens », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité d’un contrôle institutionnel et civil plus rigoureux sur les actions des forces de l’ordre.
Le président de KIMIA estime également que la lutte contre l’insécurité passe par la revalorisation du statut des policiers, souvent sous-payés et démotivés. Il appelle à des mesures incitatives, à la modernisation des équipements et à une présence policière dissuasive dans les quartiers à risque.
« Tant que nos forces de sécurité resteront mal encadrées et livrées à elles-mêmes, le citoyen congolais continuera à vivre dans la peur. L’État doit montrer qu’il est capable de protéger. »
Enfin, Me Mwekassa invite le gouvernement à prendre la mesure du désarroi de la population face à la montée du banditisme urbain et lui propose d’appuyer fortement la commission nationale de réforme de la police, qui existe déjà mais fonctionne au ralenti faute de moyens conséquents .
« La sécurité n’est pas un luxe, c’est le fondement même de la République », conclut-il, rappelant que sans paix ni confiance dans l’État, aucun développement durable n’est possible.
kalenga Legrand









