Me Yves Mwekassa appelle à la dépolitisation des entreprises publiques
Le président du parti politique Kimia, Me Yves Mwekassa Sumbu, a lancé un appel pressant au gouvernement congolais : mettre fin à la politisation de la gestion des entreprises publiques et recourir à des managers compétents, capables de redresser des secteurs vitaux du pays.
Selon lui, l’échec chronique des entreprises d’État en République démocratique du Congo – qu’il s’agisse de la SNEL, de la REGIDESO ou encore de Congo Airways – trouve son origine dans la nomination de dirigeants sur base de proximité politique plutôt que de compétence. « Nous avons reproduit un modèle qui a échoué. Résultat : nos entreprises sont en ruine, dépendantes des subventions de l’État et incapables de remplir leur mission », a-t-il déploré.
Me Mwekassa souligne que la RDC ne manque pas de ressources humaines qualifiées : « Le Congo dispose de managers aguerris, expérimentés, porteurs de vision et capables de transformer nos entreprises. Il est temps de leur faire confiance. »
Pour lui, la réforme doit passer par trois étapes :
- Séparer la gestion des entreprises publiques des logiques partisanes,
- Nommer des dirigeants sur base de compétence, d’expérience et de performance mesurable,
- Mettre en place des contrats de performance, afin que chaque directeur général soit évalué sur des résultats concrets.
Il appelle ainsi les autorités à tourner la page d’un système basé sur le clientélisme politique : « Arrêtons avec ce modèle qui a démontré son inefficacité depuis plus de 60 ans. Plaçons la compétence et le mérite au cœur de la gestion. C’est la seule voie pour sauver nos entreprises publiques et répondre aux besoins vitaux des Congolais. »
Avec ce plaidoyer, le président de Kimia s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de responsabilisation de la gestion publique, un enjeu crucial pour l’avenir économique du pays.










